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Sylvie MISSLIN & Charlotte MOLAS


Joséphine Baker, une danseuse libre

Qui ne connaît pas Joséphine Baker ? Son nom est immédiatement associé à la danse et à la célèbre ceinture de babane qu’elle porte aux Folies Bergère en 1927.
Mais on connaît en général moins son enfance, son parcours, son engagement.

Joséphine naît en 1906 à Saint-Louis dans le Missouri. Dès son plus jeune âge, elle développe un goût particulier pour la danse. À six ans déjà, elle danse dans la rue devant des passants amusés, entraînés.
Sa famille est très pauvre et, à sept ans, elle est placée au service de Blancs comme bonne. Rudoyée, maltraitée, elle finit par rentrer chez elle.
Plus tard, elle est engagée comme serveuse mais continue de danser dans la rue. Elle sera remarquée par le directeur d’un théâtre, quittera sa famille pour partir en tournée. Elle n’a alors que quinze ans. C’est le début d’une incroyable aventure.
Sa condition de femme noire ne lui permet pas d’être facilement engagée. Alors, d’une tournée à l’autre, elle accepte n’importe quel travail et sait invariablement rebondir pour se retrouver en scène. Son opiniâtreté et son talent la mèneront à New York, sur Broadway, avenue célèbre pour ses théâtres. Elle est ensuite engagée à Paris pour un spectacle composé d’artistes noirs américains : la Revue Nègre. C’est en 1925 que Joséphine arrive en France. Elle conquiert immédiatement le public.
Joséphine est désormais célèbre.
Au début de la Seconde Guerre modiale, l’artiste se réfugie au château des Milandes, en Dordogne, lieu dans lequel elle accueille des personnes recherchées par l’ennemi.
Elle embrasse ensuite une carrière d’agent secret au service du renseignement militaire.

Dorénavant, la star organise ses tournées en fonction de ses missions. Un membre des services secrets l’accompagne dans ses voyages. Elle le présente comme son assistant. À Alger, Casablanca, Tanger… elle glane de précieux renseignements. Elle transporte les plans des installations allemandes sur ses partitions. Inscrits à l’encre sympathique, ils sont visibles uniquement si on approche la feuille d’une source de chaleur.

Joséphine s’impliquera également dans la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, combat qui lui tient particulièrement à cœur.
Elle recueillera des orphelins issus de différents continents et sera très généreuse avec les gens qui l’entourent.
Si sa situation financière, déclinante, l’oblige à quitter son château en 1969, elle restera sur scène jusqu’au bout de sa vie, la joie et l’énergie chevillées au corps.

Le texte, riche, accompagne de très belles illustrations. Colorées, vitaminées, vivantes, vibrantes, elles reflètent l’état d’esprit de Joséphine Baker : une artiste joyeuse dont l’optimisme reste intact fasse à l’adversité, une artiste dont la plus grande histoire d’amour est celle vécue avec son public, une artiste engagée qui œuvre sans cesse pour promouvoir la tolérance, une artiste libre jusqu’à son dernier souffle.

Voici un magnifique album documentaire, plein d’énergie et de mouvement, pour faire découvrir aux jeunes lecteurs une artiste exceptionnelle pour sa beauté, ses valeurs et son énergie.

Cécile De Ram 
(25/11/22)    



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Jeunesse






Sylvie MISSLIN & Charlotte MOLAS,  Joséphine Baker, une danseuse libre
Amaterra

(Septembre 2022)
Format 24 x 32 cm
48 pages - 17,90

Dès 7 ans




Texte
Sylvie MISSLIN


Illustrations
Charlotte MOLAS