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Agnès CLANCIER


Suzanne Valadon l’insoumise


Marie-Clémentine Valadon s’appellera Maria puis deviendra Suzanne sur la proposition de Toulouse-Lautrec. Elle aura aussi des surnoms comme Maria la Terrible ainsi que l'appelait Renoir. Elle défendra sa liberté toute sa vie avec un caractère affirmé.
« Depuis toujours, une passion de vivre la ronge, qu’elle ne parvient pas à satisfaire. Un trop-plein de vitalité. Elle ne sait pas être sage, ses manières sont vives, son tempérament volcanique. Fiévreuse, impulsive. Volubile. Impatiente. Tout, chez elle, trépigne. »

Elle dessine depuis l’enfance et se consacrera à l’art du dessin et à la peinture jusqu’à la fin de sa vie. Nous découvrons son parcours, ses débuts en 1882 comme modèle de Renoir, dont elle écoutera les conseils. Elle observe les peintres qu’elle rencontre. Elle vit aussi plusieurs passions amoureuses avec des peintres. Elle emménage avec Utrillo, elle aura une relation avec Toulouse-Lautrec, une autre avec Erik Satie…

Peu à peu, elle affinera sa spécificité de peintre et sera reconnue par ses pairs. D’une énergie débordante, elle aime mettre son âme dans les tableaux. Elle réalisera beaucoup de portraits de son fils Maurice, de sa mère, Madeleine, de ses voisins, de ses amies ou des enfants du quartier.
« Dans la capture d’un instant, elle traque la personnalité qui se dérobe, la faille, ce qui tremble en dessous, qui voudrait se cacher. Sous le lisse, le policé, elle cherche les contradictions, les secrets, les hontes. Ce qui est unique, ce qui est vivant. Ce qui est vrai. Le beau, elle s’en moque.
Mais l’invisible, le non-dit.
Dévoilements.
Tous les modèles n’apprécient pas cette vérité. »

Ce roman est le reflet d’une vie de femme et d’une vie d’artiste qui s’affirment dans la liberté.
« Quant aux écoles, ce n’était pas pour moi. Impressionnisme, fauvisme, cubisme, expressionisme, pointillisme. Je ne suis pas un peintre en "isme". Je n’ai rien contre la modernité, attention, mais je préfère être libre. De mes mouvements, de mes couleurs. J’avais déjà une personnalité quand j’ai commencé à dessiner ; pourquoi en aurais-je adopté une autre ? »

C’est aussi un voyage sur la fin du XIXe siècle et le début du XXe. Il nous permet de suivre les artistes avec qui Suzanne Valadon a partagé des moments de création, d’amitié et parfois de conflit. 
« Degas, Lautrec, Renoir, Zandomeneghi, Bartholomé, Erik Satie, Miquel Utrillo, Modi et tant d’autres, ont emporté avec eux le monde dans lequel elle vivait. Dans lequel elle dansait. Dans lequel elle était jeune et belle. Forte et libre. »
Un très beau voyage.

Brigitte Aubonnet 
(10/09/26)    



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Lectures







Agnès CLANCIER, Suzanne Valadon l’insoumise
Les instants

(Août 2026)
184 pages - 18 €









Agnès Clancier
a déjà publié
une douzaine de livres.

Bio-bibliographie
sur son site :
www.agnes-clancier.com